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Un an d’articles sur « Signaux Faibles »

« Signaux Faibles » a fêté sa 1re année fin décembre ; l’occasion de dresser un premier bilan et quelques perspectives…d’avenir.

Pourquoi ce site

Ma conviction est qu’il est nécessaire de réhabiliter la prospective – trop souvent confondue avec la futurologie et de ce fait discréditée – pour mieux anticiper demain, en s’appuyant sur les mouvements émergents. Ce besoin me semble encore trop peu considéré, aussi bien au niveau des entreprises, des pouvoirs publics, que des citoyens.

L’idée de « Signaux Faibles » est donc de mettre en lumière ces émergences, en tâchant d’éviter les biais habituels des « futurologues » qui donnent souvent une place démesurée aux seules technologies et sous-estiment le rôle clef des évolutions sociales, politiques, comportementales, etc.

D’où la publication ici de longs articles de fond, à rebours des tendances actuelles sur le web, pour prendre le temps de développer et d’approfondir des idées, sur des sujets qui méritent mieux que la caricature.

Le résultat de cette première année

Plus d’une dizaine de « long-reads » ont été publiées, sur des thématiques diverses (société, écologie, numérique, médias…). Les 5 articles les plus lus ont été les suivants :

  1. Pourquoi il faut (sérieusement) s’intéresser à Fortnite (44 000 lectures)
  2. Pourquoi les prédictions sont souvent fausses – et quelles leçons en tirer (27 000 lectures)
  3. Un moment de bascule (25 000 lectures)
  4. Neuf leçons à tirer du mouvement des gilets jaunes pour les prochaines années (16 000 lectures)republié ensuite ici sur le site de FranceTVInfo
  5. Thinkerview préfigure l’avenir des médias (10 000 lectures)

Merci à tous ceux qui ont contribué à la diffusion de ces articles, via de très nombreux partages sur les réseaux sociaux et par mail. Merci aussi pour les retours souvent riches qui nourrissent aussi ce site (…lien ici pour me contacter).

La suite de « Signaux faibles »

Par la suite, vous retrouverez des articles parfois plus courts, focalisés sur le futur de domaines et secteurs spécifiques. Je m’appuierai notamment – mais pas que – sur ce qui me semble être deux forces motrices de demain : les bouleversements numériques (…d’ordre technologique mais pas seulement) et écologiques (…d’ordre climatique mais pas seulement). Ces deux « méga-tendances » auront, et ont déjà, des ramifications en cascade, qui ne sont pas encore bien perçues.

Sur l’écologie, cette idée était le sens de l’article « Un moment de bascule » avec la notion de boucles de rétroaction sur l’opinion publique, et de tous ses effets en chaîne.

Sur le numérique, l’attention se porte trop souvent sur des technologies elles-mêmes, que beaucoup survendent (à court et moyen terme). Ainsi :

  • La peur d’une IA dépassant l’intelligence humaine n’est PAS un questionnement prospectif sérieux aujourd’hui (démonstration dans le point 7 de l’article « Mythes et légendes de l’intelligence artificielle ») et ne mérite pas toute l’attention qu’elle suscite.
  • La 5G ne constitue PAS l’innovation de rupture que tant d’acteurs décrivent
  • Etc.

Les enjeux clefs me semblent plutôt être, pour ne citer que deux exemples déjà traités sur ce site :

-La montée de la surveillance généralisée de la part d’acteurs privés grâce à l’exploitation de données, et les menaces que cela fait peser sur notre libre arbitre et la démocratie. J’ai expliqué pourquoi c’est un problème qui nous concerne tous, dans la dernière partie de l’article « L’Age du capitalisme de surveillance » (à partir de « Comment dépasser le « Je n’ai rien à cacher » »).

-La naissance progressive d’un nouveau paradigme monétaire, rendu possible par le numérique. L’important ici n’est pas tant l’émergence d’une dualité « monnaies traditionnelles vs. monnaies numériques » comme on l’entend parfois, mais d’un triangle encore insuffisamment perçu, que je présentais dans l’article « Trois erreurs d’analyse à éviter sur la monnaie de Facebook » :

  • monnaies étatiques (euros, dollars, etc.) qu’elles soient sous format papier, électronique ou numérique par la suite ;
  • monnaies numériques privées (Libra de Facebook, JP Coin de JP Morgan, etc.) s’appuyant sur la puissance d’une multitude d’internautes (ou d’acteurs privés) 
  • monnaies numériques communes (bitcoin et ether principalement) s’appuyant sur des protocoles indépendants de tout Etat et entreprise


Bien d’autres sujets méritent évidemment d’être évoqués. Pour autant, ce site étant mené en parallèle de mes activités professionnelles, les publications resteront (très) irrégulières, et ce d’autant plus que j’ai choisi par ailleurs d’explorer plus spécifiquement les enjeux écologiques à travers une nouvelle newsletter bimensuelle dédiée, Nourritures terrestres, dont trois numéros sont sortis pour le moment :


A très bientôt donc, ici ou ailleurs !

Clément Jeanneau

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