Partie 2 : Cinq autres signaux faibles sur l’adaptation au changement climatique

Suite de la partie 1.


6/ Un nouveau mot, emblématique des nouvelles pratiques de l’adaptation

“Dédrainage : le mot n’existe pas dans le dictionnaire. C’est dire comme il vient bousculer les habitudes”. C’est ce qu’écrivait le journal La Montagne dans un reportage paru fin 2024 et dédié à un projet de dédrainage de parcelles agricoles encore “jamais vu” en Creuse.

La journaliste, Julie Ho Hoa, écrit :

« Au début des années 1980, le déploiement du drainage s’est intensifié, permettant d’exploiter des parcelles jusqu’alors inaccessibles, d’augmenter les productions, de travailler les parcelles en toutes saisons. Aujourd’hui, le changement climatique fait ressurgir d’autres besoins, dont celui de mieux gérer les ressources en eau. »

Cornelis Van Marle, éleveur laitier, témoigne : « Pendant les sécheresses, tout est grillé, sauf quelques prairies de fond. C’est dommage d’envoyer l’eau le plus vite possible à la rivière lorsqu’il pleut, et que quelques mois plus tard, lorsqu’on en a besoin, il n’y en ait plus ».

Pour cet éleveur, l’équation est simple : certes, sur des parcelles humides qui ne sont pas drainées, il ne peut pas sortir ses vaches lorsqu’il pleut, mais pendant les sécheresses, il a à sa disposition de l’herbe et de l’eau.

« On parle de plus en plus de sécheresse et des étiages qui deviennent plus sévères mais ce qui me surprend, c’est qu’on ne parle jamais de drainage, alors que c’est le premier facteur de sécheresse. Quand il pleut, dans les quatre jours qui suivent, l’eau est évacuée par les drains, et ensuite, il n’y a plus d’eau » explique Tom Vierhout, propriétaire des parcelles concernées.

L’enjeu, face au changement climatique qui accentue les sécheresses et les épisodes diluviens, c’est désormais de ralentir le parcours de l’eau et de la stocker de manière à ce qu’elle ne s’évapore pas :

« Le principe du drainage, c’est d’accélérer l’écoulement de l’eau. En dédrainant, on va tout simplement le ralentir », schématise un spécialiste. De quoi permettre de maintenir plus longtemps l’eau dans le sol des prairies. « Plus on réfléchit à ce que l’on fait, plus on se rend compte qu’ici, c’est le sol qui peut nous garder de l’eau. Ce n’est pas forcément entré dans les mœurs parce qu’on donne toujours l’image du plan d’eau comme réserve mais on sait qu’un plan d’eau, ça évapore énormément. C’est le contraire d’une zone humide, qui va conserver de l’eau dans le sol. »

En Creuse, ce tout premier projet local de dédrainage d’une prairie agricole (qui n’est pas la solution miracle ni la seule solution face aux sécheresses, et qui ne signifie pas qu’il faille tout dédrainer pour autant) pourrait ouvrir la voie à d’autres. Il fait en tout cas déjà parler de lui. « On a eu des réactions épidermiques. On nous a dit “On s’est cassé les pieds à drainer et maintenant vous vous amusez à enlever !” Mais on n’a plus le même climat », rappelle-t-il. Et la gestion de l’eau doit évoluer avec lui.


7/ Vers une chute de la rentabilité des terres agricoles françaises ?

Extraits d’un article de Ouest-France (02/01/2026) :

« Là où les exercices de prospective agricole s’intéressent le plus souvent à la macroéconomie (productions, rendements, usages de terres…), quatre groupes français du secteur agricole (Crédit agricole, InVivo, Sofiproteol et Unigrains) ont réalisé un travail inédit de microéconomie : modéliser les évolutions du climat, de la démographie agricole (poursuite de la tendance actuelle), et d’une partie des coûts de production, et appliquer leurs effets à des exploitations archétypales de la ferme France (exclusivement en agriculture conventionnelle).

Résultat : à + 2,3 °C, les rentabilités des terres (l’excédent brut d’exploitation par hectare, EBE/ha) chutent si les pratiques n’évoluent pas. Cette rentabilité baisserait de 21 % dans les systèmes de grandes cultures industrielles du nord de la France, actuellement les plus rentables. Mais c’est bien pire pour les grandes cultures du Grand Est (-72 %), ou dans les grandes cultures du Sud irriguées (-68 %), où il frôlera le négatif.

Le tableau est moins noir à l’échelle de l’exploitation, dont la taille moyenne va grandir. Mais quatre systèmes sur neuf voient tout de même leur rentabilité reculer, et l’avenir promet de creuser les écarts existants en grandes cultures.

(…) Sans actions ambitieuses, 90 % des principales productions agricoles perdront en rendement et rentabilité à horizon 2050. Les auteurs estiment à 4 milliards d’euros par an la perte de rentabilité en année moyenne et 7 milliards en année extrême.

Les auteurs proposent des leviers d’adaptation (diversification des cultures, nouvelles pratiques culturales dont agriculture régénératrice, photovoltaïque sur les bâtiments…) qui permettraient, selon eux, un maintien, voire une amélioration de la rentabilité à 2050. Mais ces schémas butent rapidement sur la capacité d’endettement des exploitations, face à laquelle les auteurs appellent à une mobilisation des filières et de l’État.

Face à ces perspectives, un constat s’impose : la France, très conservatrice en matière de politique agricole, échappera difficilement à une refonte de la géographie des soutiens publics à l’aune du changement climatique. »

(Pour compléter, il n’est pas utile de rappeler qu’il y a des limites à l’adaptation, comme le rappelait récemment l’ingénieur agronome Serge Zaka au micro de La Terre au carré : « Quand vous regardez le rapport France + 4 °C, on atteindra entre 45 et 50 °C dans plusieurs régions françaises. Je ne connais pas de race de vache laitière ou d’arbre (en France) qui résiste à 50 °C. Il y a des limites biologiques à l’adaptation. Souvent on dit aux agriculteurs “vous allez vous adapter, vous allez mettre des arbres, travailler sur un sol plus vivant, parfois mettre de l’irrigation…Mais 50 °C, même une seule journée, ça peut tuer un végétal. C’est comme pour le gel : en 2021 on a perdu une grosse partie de certaines productions en seulement trois jours d’épisode de gel. On avait l’habitude de connaître des stress thermiques bas en France (le gel), mais on n’a pas encore l’habitude de stress thermiques hauts. On est pourtant très vulnérables. Il suffit d’une journée pour que cela grille des parcelles. La meilleure façon d’adapter notre agriculture, c’est de limiter les émissions. »)


8/ L’apprentissage de la nage au plus grand nombre, un nouvel enjeu d’adaptation

L’augmentation des noyades est un effet collatéral des vagues de chaleur.

Comment y faire face ?

En renforçant les moyens de surveillance et de secours mais aussi et d’abord par la prévention. En particulier, l’apprentissage de la nage au plus grand nombre pourrait devenir un véritable enjeu d’adaptation au changement climatique, qui se présente plus tôt qu’on ne le pense, à combiner avec d’autres mesures. Santé publique France estime que 15 % à 20 % de Français ne savent pas nager.

L’enjeu n’est pas marginal : les noyades tuent environ un millier de personnes par an. Chez les moins de 25 ans, elles sont même la première cause de mortalité par accident de la vie courante.

A noter deux points :

1/ Le sujet est loin de concerner seulement les plages : Le Monde indique que « 15 % des accidents de noyage ont lieu dans les plans d’eau comme les étangs ou les lacs, et près d’1/3 dans les cours d’eau. Ces lieux, qui attirent particulièrement les adolescents, nombreux à sauter dans des fleuves et rivières, sont à l’origine de plus de la moitié des morts par noyade chez des mineurs. Santé publique France alerte d’ailleurs sur la très forte hausse du nombre des accidents mortels de mineurs dans les cours d’eau : 15 sur la première moitié de l’été 2025, contre 4 en 2024. »

2/ « La majorité des nageurs a appris à nager en piscine, mais se débrouiller dans un bassin, ce n’est pas évoluer dans une rivière ou dans l’océan », rappelle dans Le Monde Axel Lamotte, porte-parole de la Fédération française des maîtres-nageurs sauveteurs.

Or les contextes sont nombreux dans lesquels un malaise ou une crampe peuvent virer au drame : la profondeur subite d’un lac qui fait perdre pied, les courants de baïnes, la présence de méduses sur les côtes méditerranéennes, le débit des cours d’eau et leurs berges souvent impraticables… « Une noyade est toujours rapide et silencieuse », souligne Axel Lamotte.

Un exemple concret d’adaptation : l’extension des actions de vigilance hors été

Dans les Landes, les autorités locales constatent depuis 2020 un afflux croissant de touristes hors période estivale. Or l’été était la seule période durant laquelle était jusqu’alors prévue la surveillance des plages. Les communes du littoral ont annoncé en août 2025 la mise en place d’un dispositif de veille à l’année, une initiative « inédite en France et en Europe ». 24 nageurs sauveteurs seront affectés à ce dispositif de vigilance, et interviendront par ailleurs, y compris en milieu scolaire, pour « acculturer les populations à la lecture de l’océan ».

Notons toutefois que les besoins supplémentaires de surveillance et de prévention se heurtent à des tensions sur les moyens financiers et les effectifs de professionnels, comme l’explique Le Monde. Les communes, chargées d’assurer la surveillance des 3 300 lieux de baignade du pays, recourent de plus en plus à des maîtres-nageurs sauveteurs civils. Or, selon les fédérations professionnelles, il en manquerait 5 000 en France, sur un total de 20 000 personnes exerçant ce métier.

En conséquence, certaines communes ont des difficultés à maintenir ouverts tous les sites de baignades sécurisés (dont des piscines publiques) ou à en ouvrir de nouveaux. Le ministère des sports considère cette pénurie comme « un sujet majeur de sécurité publique ». Lutter contre la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs s’annonce donc là aussi comme un enjeu d’adaptation au changement climatique.


9/ Le transport maritime par l’Arctique commence à prendre forme (mais des limites demeurent)

En octobre 2025, on apprenait qu’un porte-conteneurs chinois venait de relier la Chine à l’Europe en seulement 20 jours, en passant par la route Arctique, sans escorte de brise-glace, grâce à un passage entre l’Europe et l’Asie rendu possible par la fonte de la banquise.

La “route maritime du Nord”, comme elle est dénommée, fait l’objet de convoitises depuis très longtemps. Sur le papier, elle divise par deux le temps de trajet entre la Chine et l’Europe : 20 jours contre 40 via le canal de Suez, et près de 50 jours en contournant le cap de Bonne-Espérance.

En milles nautiques, cela correspond à environ 8400 vs 10 700 et 14 500, d’après la carte ci-dessous, réalisée par Le Grand Continent :

Le trajet, qui s’inscrit dans la stratégie chinoise de « route de la soie polaire », est non seulement plus court, mais jugé aussi par certains observateurs comme moins risqué qu’un passage par la mer Rouge. L’annonce d’octobre 2025 marque le lancement d’une nouvelle ligne régulière entre la Chine et l’Europe par l’Arctique, opérée par la compagnie chinoise Sealegend, d’après un article paru sur le sujet sur BFM Business.

Dans cet article, paru en octobre, BFM Business indiquait : « Jusqu’ici, Suez restait l’un des corridors les plus stratégiques de la planète : un conteneur sur cinq dans le monde transite sur l’axe Chine-Europe, presque toujours via le canal de Suez. Cela représente 12.000 navires par an et 700 millions de tonnes de marchandises reliant les ports chinois à Rotterdam, Anvers ou Le Havre. Mais la fonte des glaces change la donne. Il y a dix ans, la route du Nord n’était ouverte que deux ou trois mois par an. Elle l’est désormais près de dix mois par an, le réchauffement arctique étant quatre fois plus rapide que la moyenne planétaire. »

Les obstacles et limites restent cependant importants. Dans une analyse parue en novembre, la journaliste Juliette Garnier affirmait dans Le Monde que “les routes arctiques ne seront pas de sitôt les autoroutes du XXIe siècle”, en présentant plusieurs arguments : l’Arctique n’offre aucun arrêt intermédiaire indispensable à la rentabilisation d’un trajet de cargo (« C’est une route entre deux points qui passe par un désert commercial » commente un spécialiste) ; la glace dérivante expose les armateurs à des retards qui seraient incompatibles avec leurs « horaires définis plusieurs mois à l’avance » et les « pénalités de retard considérables » qu’imposent leurs clients ; etc.

Toujours dans Le Monde, le mois dernier, il était précisé que la route reste « inhospitalière », avec des conditions météo difficiles même en été, et que les brise-glace s’avèrent parfois eux-même insuffisants : en décembre, un méthanier russe s’est ainsi retrouvé bloqué dans le golfe de l’Ob par la formation précoce de la banquise, l’obligeant à rebrousser chemin.

Tout ceci invite à prendre du recul sur les annonces chocs qui pourraient relever, au moins en partie, de communication.

Cela étant, la tendance est claire. Comme l’explique France24, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aussi naviguer plus souvent. Entre 1979 et 2018, la fenêtre navigable sans grands dangers dans cette zone s’est allongée de 35 %. Et chaque année, cette période continue de s’étendre.

France24 précise aussi que « les entreprises n’ont pas attendu que l’Arctique soit totalement libéré de ses glaces pour renforcer leur présence dans la zone. Presque tous les types de trafic maritime sont déjà en hausse dans la région, que ce soit pour le tourisme ou le transport de marchandises ».

Evidemment, les enjeux ne sont pas que commerciaux mais aussi voire surtout géopolitiques. A cet égard, un indicateur se distingue en particulier, comme le soulignait le vice-amiral français Jean-Marin d’Hébrail il y a un an :

« Regardons les choses telles qu’elles sont aujourd’hui : qui sont les pays capables de naviguer en Arctique ? Le mieux, c’est de compter le nombre de brise-glaces : les Américains en ont 5, la Chine 4, la Russie 51 »

« Pour les pays en compétition dans l’Arctique, l’évolution des flottes nationales de brise-glaces est un véritable indicateur de crédibilité » confirme une note publiée début mars par l’Ecole de Guerre Economique. Trump a d’ailleurs annoncé en octobre un financement pour construire 11 brise-glaces américains supplémentaires.

Mais ce n’est pas tout. Comme le précise BFM Business : « La Russie possède plus de la moitié des côtes arctiques. Autrement dit, tout navire voulant emprunter la route maritime du Nord doit obtenir une autorisation des autorités russes et doit souvent être escorté d’un brise glace russe. Par exemple, en 2022 un vraquier de 100 000 tonnes devait débourser 720 000 dollars pour bénéficier de cette escorte. (…) L’objectif  du Kremlin est d’atteindre 130 millions de tonnes de fret par an via l’Arctique d’ici 2035, contre 32 millions en 2020. »

En parallèle, « deux autres routes pourraient par ailleurs se développer, via le passage du Nord-Ouest par le Canada, et via la route transpolaire qui passerait plus près du pôle », indique France24, qui l’illustre avec la carte suivante:

Les routes maritimes arctiques.

Les spécialistes interrogés par Radio Canada ne croient cependant pas que le passage du Nord-Ouest, moins cartographié que le passage du Nord-Est, disposant de moins d’infrastructures et bénéficiant de conditions de glace de mer moins favorables, ait le même potentiel à court terme.

La croissance des trajets en Arctique, actuelle et à venir, risque en tout cas d’aggraver encore le changement climatique, ainsi que les impacts négatifs sur la biodiversité puisque l’Arctique est un écosystème très fragile et l’habitat de plusieurs espèces menacées.

C’est donc un cercle vicieux qui se produit : à cause du réchauffement, la banquise fond et permet davantage de bateaux de traverser la zone, accentuant ce même réchauffement. Et ce d’autant qu’en « perturbant ce milieu, c’est l’équilibre climatique de la planète qui va se trouver menacé », explique à France24 la scientifique Sammie Buzzard, spécialiste des pôles : « les régions polaires jouent un rôle majeur pour refroidir toute la planète grâce à la glace blanche qui réfléchit l’énergie du soleil. Elles agissent un peu comme un congélateur géant. Tout ce qui réduit la quantité de glace, ou l’assombrit, entraîne un réchauffement supplémentaire avec des conséquences pour la planète entière ».

Tout ceci dans un contexte où, comme viennent de le révéler des données satellites américaines analysées par l’AFP, « la banquise de l’Arctique est sur le point d’enregistrer l’un de ses pires hivers jamais mesurés » : l’hiver 2025-2026 affiche un niveau de reconstitution de la banquise en dessous de celui enregistré l’an dernier, qui était pourtant déjà au plus bas en quatre décennies. L’étendue maximale de banquise cet hiver pourrait être l’une des plus faibles, voire la plus faible jamais enregistrée.

« La fonte des glaces marines induite par le changement climatique transforme l’Arctique en une nouvelle Méditerranée : une ressource maritime commune partagée, entourée d’États rivaux », commente à l’AFP Elizabeth Chalecki, experte en changement climatique et sécurité.


10/ Aux Etats-Unis, une épidémie sous le radar

« C’est désormais ce qui affecte le plus la qualité de l’air aux États-Unis, plus que toute autre source de pollution », écrit la journaliste Zoë Schlanger dans The Atlantic. De quoi s’agit-il ? De l’exposition à la fumée due aux incendies, qui deviennent plus fréquents et plus intenses avec le dérèglement climatique.

« Pourtant, la science – sans parler des politiques publiques – peine à appréhender les conséquences de cette fumée sur la santé humaine. » indique-t-elle. Ses effets sur le corps et le cerveau restent très peu connus. « Nous n’en sommes qu’aux balbutiements » des travaux sur le sujet, témoigne un scientifique.

En 2017, pendant 49 jours d’affilée, l’ensemble des habitants de la petite commune rurale de Seeley Lake, dans le Montana, a respiré de la fumée, après un feu de forêt déclenché à proximité. Un nuage de fumée a stationné au-dessus des habitations et la qualité de l’air s’est effondrée. Par moments, la concentration de particules dans l’air a même dépassé la limite supérieure de ce que les outils de suivi pouvaient mesurer.

Des chercheurs ont suivi la santé des habitants pendant deux ans à la suite de l’événement, en vérifiant leur capacité pulmonaire. À leur grande surprise, les effets les plus graves ne sont pas apparus immédiatement, malgré la forte dose de fumée. Au contraire, la capacité pulmonaire des personnes s’est détérioriée plus tard. Juste après les incendies, environ 10 % du groupe étudié présentaient une capacité pulmonaire inférieure à la normale. Un an plus tard, ce chiffre atteignait 46 %. Deux ans plus tard, la plupart de ces personnes souffraient encore d’une fonction pulmonaire anormalement faible. « Nous avons été très surpris », a-t-on déclaré.

Maintenant que de plus en plus de personnes respirent régulièrement de l’air enfumé tout au long de leur vie, la préoccupation majeure n’est peut-être plus ce qui se passe lors d’une forte exposition ponctuelle à la fumée, mais plutôt ce qui se passe lors d’expositions répétées. Que sait-on des conséquences à long terme de l’exposition à la fumée ou, pire encore, des conséquences à long terme d’une exposition prolongée à la fumée ? « Très peu de choses », répond Marianthi-Anna Kioumourtzoglou, épidémiologiste à l’université Brown.