Géopolitique, Prospective

Cinq mois plus tard

« Je pense très souvent à la figure de Cassandre. Si l’oiseau de mauvais augure essaie, par la parole, de faire advenir le mal, de le créer par une pensée magique, ce n’est pas le cas de Cassandre, qui dit seulement la vérité. On ne la croit pas, mais le fait de ne pas être crue ne signifie pas que cette réalité n’adviendra pas. On lui reproche une vérité dont elle n’est pas la cause. Toute la question est là : est-ce que les choses sont condamnées à advenir parce qu’on les nomme ? Ou est-ce qu’on peut les changer, justement, parce qu’elles ont été dites ? » – Laurent Mauvignier, entretiens avec Pascaline David.

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« C’est le livre dont tout le monde parle aujourd’hui. C’est le livre qui parle d’aujourd’hui » : c’est ce qu’écrivait la revue Le Grand Continent, le 26 novembre dernier.

Ce livre, c’est celui de Carlo Masala, « La guerre d’après ». Celui qui avait fait l’objet de la série d’articles « What if » publiée ici l’été dernier. Si vous ne l’avez pas lu, elle est donc encore d’actualité. Elle vous donnera tout le contexte pour les lignes qui suivront.

Depuis sa publication, il y a cinq mois, l’atmosphère a changé. Un cran, si ce n’est plus, a été franchi.

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« What if? » : L’attaque russe sur un pays balte

Et si la Russie décidait d’attaquer d’ici 2030 un territoire de l’OTAN en menant une offensive sur l’un des pays baltes ?

C’est l’hypothèse que nous invite à considérer le politologue allemand Carlo Masala dans son essai « La guerre d’après – La Russie face à l’Occident« , paru en France en juin, chez Grasset. Avec une question sous-jacente : dans ce scénario, les membres de l’Alliance viendraient-ils en aide au pays attaqué, en vertu de l’article 5 du traité de l’OTAN ?

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